La robotique est le fer de lance du développement au troisième millénaire. Les robots ont désormais franchi le cap de la démonstration pour passer à la pratique. Le robot dont la signification initiale serait serviteur devrait prêter main-forte à l’homme dans différents métiers. C’est le cas en menuiserie. Le Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory a mis au point un robot menuisier. Dénommé AutoSaw, ce système permet à monsieur tout le monde de réaliser des meubles d’exception.

AutoSaw, le robot menuisier fabrique des meubles

Le système AutoSaw commence par la conception d’un meuble sur un ordinateur. Un novice en la matière peut trouver les outils nécessaires pour confectionner virtuellement sa création. L’outil permet de concevoir un à un les différents éléments pour ensuite les assembler virtuellement. Cette conception assistée par ordinateur (CAO) est assez courante. La simplicité de la prise en main différencie AutoSaw. Concrètement, il faut apprendre à utiliser le logiciel CAO OnShape. Après cette phase, les robots prennent le relais. Ces automates sont informés sur la manière dont chaque pièce doit être façonnée. Il leur reste à exécuter le plan 3D. Ce sont des bras articulés conçus par les ingénieurs de la marque Kuka. Ces modèles youBots s’aident d’une scie circulaire pour réaliser les formes souhaitées. Cette tâche reste la plus dangereuse dans les travaux de menuiserie. Elle est aussi salissante, mais un autre robot aspirateur de marque Roomba fait en sorte que la poussière de sciure n’importune ni l’homme ni les machines. Une scie sauteuse est également dans l’atelier menuiserie-robotique. Il ne reste plus qu’assembler les éléments. Cette partie est assurée par des hommes.

Cette technologie est déjà une réalité en France

C’est un menuisier de Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai dans les Deux-Sèvres qui tient l’un des tout premiers ateliers robotisés de France. Louis Marie Favrelière a dû faire appel à la robotique pour faire face à une sévère pénurie de main-d’œuvre. Ce visionnaire a investi 200 000 euros dans une machinerie high-tech à partir de 2005. A l’époque, il a placé son actif dans un centre d’usinage cinq axes, une plaqueuse numérique, la ponceuse à bande large et quelques bricoles. Le menuisier indique que ces nouvelles machines ont permis de réduire le temps de travail. Par contre, les robots ont toujours besoin d’un opérateur pour les commander. Depuis, les choses ont évolué pour l’artisan de Deux-Sèvres. Actuellement, il dispose d’un atelier ultra robotisé. C’est même un centre de formation pour les menuisiers d’un nouveau genre.